Rentrée littéraire

Les prix littéraires : les laureats 2016 !

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En librairie, nous suivons de très près les prix de la rentrée littéraire ! C’est l’occasion pour nous de faire des paris ( 😉 ) mais surtout de vendre. Car oui, les lauréats de ces prix nous permettent de vendre en masse : entre ceux dont la pub est faite dans les journaux (tels que Le Monde des Livres, Télérama par exemple), à la télé (La Grande Librairie ou toute émission littéraire) ou encore dans les bibliothèques, les prix littéraires ramènent beaucoup de monde en librairie.
Après, tous les goûts sont dans la nature; les gagnants choisis ne sont pas forcément nos favoris ou alors, on ne comprend pas ce que le jury a pu penser pour primer tel ou tel livre…

BREF ! Faites place au lauréats de ce cru 2016 ! 🙂

LE PRIX NOBEL DE LITTÉRATURE

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Bob Dylan, « pour avoir créé […] de nouveaux modes d’expression poétique ».

 

 

 

 

 

LE GONCOURT

chansondouceChanson douce, Leïla Slimani (Gallimard)

« Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.
À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c’est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation, des rapports de domination et d’argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant. »

LE RENAUDOT

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Babylone, Yasmina Reza (Gallimard)

« Tout le monde riait. Les Manoscrivi riaient. C’est l’image d’eux qui est restée. Jean-Lino, en chemise parme, avec ses nouvelles lunettes jaunes semi-rondes, debout derrière le canapé, empourpré par le champagne ou par l’excitation d’être en société, toutes dents exposées. Lydie, assise en dessous, jupe déployée de part et d’autre, visage penché vers la gauche et riant aux éclats. Riant sans doute du dernier rire de sa vie. Un rire que je scrute à l’infini. Un rire sans malice, sans coquetterie, que j’entends encore résonner avec son fond bêta, un rire que rien ne menace, qui ne devine rien, ne sait rien. Nous ne sommes pas prévenus de l’irrémédiable. »

 

LE RENAUDOT DES LYCÉENS

giboulees_de_soleilGiboulées de soleil, Lenka Hornakova-Civade (Alma éditeur)

Elles s’appellent Magdalena, Libuse et Eva et partagent le même destin : de mère en fille elles grandissent sans père. Mais de cette malédiction, elles vont faire une distinction. Chacune a sa façon, selon sa personnalité, ses rêves, ses lubies, son parler et l’époque qu’elle traverse. Malgré elles, leur vie est une saga : Magdalena connaîtra l’annexion nazie, Libuse les années camarades et Eva la fin de l’hégémonie soviétique. Sans cesse des imprévus surgissent, des décisions s’imposent, des inconnus s’invitent. À chaque fois, Magdalena, Libuse et Eva défient tête haute l’opinion, s’adaptent et font corps. Au fond, nous disent-elles, rien n’est irrémédiablement tragique, même les plus sombres moments.

LE RENAUDOT ESSAI

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La mémoire du monde, Stéphanie Janicot (intégrale – Le livre de poche)

« Née en Égypte en 1360 avant J.-C., Mérit est devenue éternelle grâce à un philtre d’immortalité. En quête de sagesse et de bonheur, forte de sa foi dans le sens de l’Histoire, elle va traverser les siècles, désireuse de comprendre la marche du monde, d’en être le témoin, la mémoire. Veillant au destin de ses filles et des illustres personnages que la vie lui fait rencontrer, elle s’engage auprès de ceux et de celles qui se battent pour la liberté et l’égalité. Parfois mélancolique, souvent passionnée, elle nous entraîne dans un vertigineux et inoubliable voyage dans le temps. »

 

LE FEMINA

le_garcon Le Garçon, Marcus Malte (Zulma)

« Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct. »

 

 

 

 

LE FEMINA ESSAI

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Charlotte Delbo, la vie retrouvée, Ghislaine Dunant

« Je rencontrais une écriture qui crevait la surface protectrice de la vie pour toucher l’âme, le corps qui souffre ce qu’un être humain ne doit pas souffrir. Les mots peuvent dire ce qu’il est à peine supportable de voir, et de concevoir. Et ils peuvent ramener l’amour que Charlotte Delbo avait eu pour toutes celles, ceux qu’elle avait vu souffrir. La lucidité, la capacité de dire et d’écrire était là. Une langue pouvait rendre ce qui avait eu lieu. Le trou que faisait dans notre humanité la catastrophe d’Auschwitz, un écrivain me donnait le moyen de le raccommoder avec une œuvre qui en faisait le récit. Elle avait cherché la beauté de la langue dans le terrible des mots ciselés en arrêtes coupantes. Elle les disait avec la douceur qui prend quand l’au-delà de la douleur est atteint.
Elle l’écrivait des années plus tard, ouvrait les images restées, elle interrogeait avec liberté les souvenirs au moment où elle les écrivait, elle découvrait la vie retrouvée ».

LE GONCOURT DES LYCÉENS

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Petit pays, Gaël Faye (Grasset)

« En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français… »

LE MÉDICIS

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Laëtitia ou la fin des hommes, Ivan Jablonka (Le Seuil)

« Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d’être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans. Ce fait divers s’est transformé en affaire d’État : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du « présumé coupable », précipitant 8 000 magistrats dans la rue.
Ivan Jablonka a rencontré les proches de la jeune fille et les acteurs de l’enquête, avant d’assister au procès du meurtrier en 2015. Il a étudié le fait divers comme un objet d’histoire, et la vie de Laëtitia comme un fait social. Car, dès sa plus jeune enfance, Laëtitia a été maltraitée, accoutumée à vivre dans la peur, et ce parcours de violences éclaire à la fois sa fin tragique et notre société tout entière : un monde où les femmes se font harceler, frapper, violer, tuer. »

LE MÉDICIS ESSAI

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Boxe, Jacques Henric (Le Seuil)

« Boxe est né de la rencontre de Jacques Henric avec le boxeur français d’origine guadeloupéenne Jean-Marc Mormeck. Plusieurs fois champion du monde dans la catégorie lourds-légers, celui-ci souhaitait remettre en jeu son titre dans la ville de Kinshasa, là où se déroula en 1974 le match du siècle, Ali contre Foreman. L’écrivain devait l’accompagner en vue de produire le récit de ce combat. Mais le projet échoue. Jacques Henric se lance alors dans l’écriture d’un livre sur la vie et les combats des grands pugilistes de l’histoire de la boxe, Georges Carpentier, Al Brown, Marcel Cerdan, Ray Sugar Robinson, Mohamed Ali, Sonny Liston, Jake LaMotta, Carlos Monzón, Mike Tyson, beaucoup d’autres, et bien sûr, Jean-Marc Mormeck. »

LE MÉDICIS ROMAN ETRANGER

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Les élus, Steve Sem-Sandberg (Robert Laffont)

« En 1941, à Vienne, l’hôpital du Spiegelgrund a été transformé par les nazis en un centre pour enfants handicapés et jeunes délinquants. Jour après jour, Adrian, Hannes et Julius, pensionnaires de la maison de redressement, tentent d’exorciser l’horreur. Dans un époustouflant ballet de voix tour à tour intérieures et extérieures, ils racontent l’enfer qu’ils vivent et la mort qui les guette au pavillon 15, ou l’on extermine les « indésirables ».

 

 

LE GRAND PRIX DU ROMAN DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE

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Le dernier des nôtres, Adelaïde Clermont-Tonnerre

« Manhattan, 1969 : un homme rencontre une femme.
Dresde, 1945 : sous un déluge de bombes, une mère agonise en accouchant d’un petit garçon.Avec puissance et émotion, Adélaïde de Clermont Tonnerre nous fait traverser ces continents et ces époques que tout oppose : des montagnes autrichiennes au désert de Los Alamos, des plaines glacées de Pologne aux fêtes new-yorkaises, de la tragédie d’un monde finissant à l’énergie d’un monde naissant… Deux frères ennemis, deux femmes liées par une amitié indéfectible, deux jeunes gens emportés par un amour impossible sont les héros de ce roman tendu comme une tragédie, haletant comme une saga. »

 

L’INTERALLIÉ

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Repose-toi sur moi, Serge Joncour (Flammarion)

« Aurore est styliste et mère de famille. Ludovic est un ancien agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils partagent la cour de leur immeuble parisien et se rencontrent car des corbeaux s’y sont installés. Leurs divergences pour régler ce problème les mènent à l’affrontement mais ils finissent par apprendre à se connaître. »

 

 

 

LE DÉCEMBRE

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Comment Baptiste est mort, Alain Blottière (Gallimard)

« Enlevé dans le désert par un groupe de djihadistes avec ses parents et ses frères, Baptiste, après plusieurs semaines de captivité, est le seul à être libéré. Ponctué d’hésitations, de silences, son débriefing laisse apparaître des zones d’ombre, des secrets qu’il tient à garder. Le garçon semble aussi avoir perdu la mémoire d’événements importants. Peu à peu, néanmoins, se révèle l’histoire extraordinaire et cruelle de celui à qui ses ravisseurs ont donné le nom d’un renard du désert : Yumaï. »

 

 

LE PRIX DU STYLE

désorientale Désorientale, Négar Djavadi

« Kimiâ Sadr, née à Téhéran puis exilée en France, suit un protocole d’insémination artificielle pour avoir un enfant avec son amie, Anna.
Dans la salle d’attente, elle se remémore ses souvenirs, sa famille, ses parents, opposés aux différents régimes en place.
Un récit qui évoque l’Iran des années 1970, la France d’aujourd’hui, l’exil, l’homosexualité, l’identité et la transmission. »

 

 

 

2 réflexions au sujet de « Les prix littéraires : les laureats 2016 ! »

  1. Je n’ai lu que Chanson douce et j’en retire un avis un chouya mitigé du fait du parti pris de l’auteure, très distante, mais je trouve qu’il est à lire quand même ! Le Garçon est dans ma wish suite à de très bons échos qui ont résonné dans mes oreilles… Je pense également lire Laëtitia ou la fin des hommes et Petit pays. Je viens de rajouter Les élus et Désorientale dans ma wish… Et ça doit faire 2 ans que je me promets de découvrir Serge Joncour dont l’intervention m’avait plu dans une émission, et dont j’ai entendu beaucoup de bien… après, ça sera peut-être avec ce livre ou un autre. ^^ Bises !

    1. Salut ! 🙂 Tiens, tu as eu la même remarque que ma collègue qui l’a lu. Elle a trouvé ca très froid.
      Le résumé du « Garçon » donne tellement envie, j’ai hâte de le lire 🙂 Pour les autres je me tate encore 😉
      Bisous

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