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La Sélection, tome 1 : une dystopie royale !

En commençant ma lecture du premier tome de La Sélection, j’avais une petite appréhension, même si j’en avais entendu beaucoup de bien. En effet, en lisant le résumé, je me suis retrouvée avec un livre ayant pour thème la télé-réalité à échelle nationale; un genre de « Bachelor » dans une dystopie qui s’inspire, par certains points, de notre monde réel. Ma peur, qui repoussait ma lecture de cette histoire, c’était que tout le monde se tire dans les pattes sans amour-propre, sans fierté, pour une couronne et un prince débile; à l’image de ce que l’on voit à la télé en fait.

Trois cent ans ont passé et les États-Unis ont sombré dans l’oubli. De leurs ruines est née Illea, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne.

Elles sont trente-cinq jeunes filles: la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l’héritier du trône. Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’œil des caméras…
Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés…

Heureusement pour moi, j’ai été agréablement surprise ! Ce fut un roman palpitant que j’ai lu en une soirée – je l’ai fini à 2h du matin. Je l’ai lu très vite, je ne pouvais pas le lâcher; un véritable page turner ! Il était assez court, je vous le concède (212 pages). Je l’ai dévoré pour une simple et bonne raison : l’héroïne ! Celle-ci est particulière : elle ne mâche pas ses mots, elle n’est pas superficielle mais vraie et surtout, elle a un caractère bien trempé ! Tout ce que j’aime ! Déjà rien que son prénom est original : America 😀

Bien entendu, je m’étais douté, avec le résumé qu’on nous présentait, que l’amour allait être omniprésent dans le livre. Et je ne m’étais pas trompée : America a son cœur qui balance entre deux hommes. D’un côté Aspen, celui qu’elle connaît depuis toute petite et dont elle est très amoureuse mais qui la quitte pour une question de fierté et de caste (à vous de découvrir en quoi ça consiste 🙂 ); et puis il y a Maxon, le Prince, qu’elle pense coincé, inintéressant et snob jusqu’à ce qu’elle apprenne à le connaître.
Aspen est le personnage qui m’a le plus dérangé dans ce roman; je ne suis pas arrivée à le cerner. D’autant plus que je sens la magouille et l’opportunisme qui suinte littéralement de ce personnage – à voir si la suite me donne raison. Quant à Maxon, ça c’est un vrai prince : doux, sincère et beau *comme un prince ha ha*. En tout cas, elle devra faire un choix. Ce que j’apprécie également dans ce livre c’est que l’amour est présent sous différentes formes : celui de l’amitié (entre America et ses suivantes ou encore avec les autres candidates) mais aussi familial, plus particulièrement entre sœurs; petit coup de cœur que j’ai eu pour le personnage de May, la petite sœur d’America ! Elle me fait fondre à chaque fois qu’elle parle; a cause de son enthousiasme, de son optimisme et surtout de son humour involontaire 🙂 J’imagine très bien sa petite bouille de petite fille :3 D’autant plus qu’elle a en commun avec l’auteur et moi l’amour des gâteaux 😀 !

Mais l’amour n’est heureusement pas le seul sujet car on voit apparaître au fil de notre lecture les opposants au régime, j’ai nommé les renégats. On ne sait pas qui ils sont, ce qu’ils veulent et ce qu’ils vont faire mais cette énigme à elle seule rend le roman encore plus palpitant; car s’il n’y avait eu que l’amour, ça ne m’aurait pas autant intéressé, je pense.

Kiera Cass nous emmène donc dans son univers en nous posant le décor (j’adore les auteurs qui nous rajoute une quatrième guerre mondiale, comme si on en avait pas eu assez 😀 ), les personnages et l’ambiance qui en découle, et ce, avec une écriture simple, sans fioriture et plaisante, propice à une adaptation cinématographique facile et bien faite. On me dit d’ailleurs dans mon oreillette que mon opinion a été pris en compte par la Warner Bros qui a racheté les droits des livres pour en faire des films ! :p

Pour en finir avec cette chronique, je dirai que La Sélection est une bonne introduction à l’univers de Kiera Cass. Avec une écriture simple mais addictive, l’auteur nous plonge dans une dystopie originale où évolue des personnages au caractère fort ! Le thème « télé-réalité », qui fait peur au départ, est plutôt bien amené; l’intrigue quant à elle ne stagne pas et évolue pour nous mettre sur des charbons ardents au fil de notre lecture ! La suite dans ma PAL n’attend que moi 😉 Grâce à cette lecture, l’autre série de l’auteur, The Siren, me tente tout autant… 🙂

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Et vous, qu’en avez vous pensé ?
N’hésitez pas à me laisser votre ressenti en commentaire;
puis à aimer/partager si vous avez apprécié ma chronique 🙂

Bonne lecture,

Fatima.

Ps : 5 tomes sont sortis dont le dernier récemment 🙂 + « Happily Ever After » (pas encore publié en France). Faites un tour sur le site de l’auteur pour vous tenir informé (en anglais) : kieracass.com

Ps bis : Je me suis faite spoiler les autres tomes en lisant certaines chroniques… bouleversements à l’horizon !

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