Chroniques·Livres

Arena 13, t.1 : une nouvelle série qui claque !

Quand j’ai le choix entre lire et dormir en attendant l’avion, vous vous dites bien que je choisis la lecture ! J’avais le premier tome de la nouvelle série de Joseph Delaney dans ma liseuse et j’ai littéralement sauté dessus. Je repoussais ma lecture mais là plus le choix, à 3h du matin j’étais prête à me lancer dans cette nouvelle aventure. Et je ne regrette rien ! #piaf

J’étais assez dubitative quant à l’intrigue, me demandant comment ça allait se goupiller : un mélange de magie et d’arène dans le genre gladiateurs romains. D’autant plus que la couv et la 4e vous laisse sur votre faim niveau indice, quand même !

arena_13_1_couv
« Entrez dans l’Arène 13
Ceux qui s’affrontent ici
Savent que la mort n’est jamais loin. »

Mais c’est toujours un plaisir de se plonger dans les livres de Delaney. J’ai retrouvé une plume familière, simple mais addictive. On lit ce roman d’une traite. Malgré la fatigue, je l’ai terminé en moins de deux !

Arena 13 a tout d’abord un personnage masculin qui claque ! Mature et en même temps revanchard. Coléreux et cute au possible. Leif a soif de jeu, de sensations fortes mais aussi d’amour. La vengeance est son credo mais une vengeance calculée, méthodique, qui nous tient en haleine du début à la fin. Et qu’est-ce que c’est prenant ! De le voir évoluer, s’adapter, se mettre en danger, faire les conneries de sa vie ! On vit avec le personnage, on le voit évoluer dans son apprentissage et sa quête, on frissonne avec lui. C’est ce que Delaney nous promet à chaque fois qu’il prend la plume pour écrire un de ses nouveaux romans. Il nous sert un personnage qu’on aura plaisir à suivre, qui a ses défauts, certes, mais qui ne le rendent pas moins humain et attachant.

L’auteur nous enchante encore plus en mettant en place un monde beaucoup plus surprenant que celui de « L’Epouvanteur ». Quand on voit la couverture d’Arena 13, on pense tout de suite à de la fantasy pour de la jeunesse, à une sorte de remake de l’époque des gladiateurs romains. Or Delaney nous a bien mené en bateau car au final on se retrouve avec une dystopie SF/fantasy un peu noire.
En effet, on entre dans une dystopie, dans un monde futur où l’humain est en esclavage, dans une cité – Midgard, nom très révélateur – entourée d’un mur infranchissable. Et ça à cause de la création de machines qui se seraient progressivement rebellées pour faire la guerre et prendre le pouvoir. Voilà pour le côté science-fiction (intelligence artificielle douée de conscience, guerre contre les humains, esclavage humain…). Mais le tout est astucieusement contrebalancé par la fantasy, et de la fantasy noire. Les ennemis à combattre sont des sortes de djinns qui font froid dans le dos. Hob, le méchant de l’histoire, est si bien décrit que même dans mon imagination il me fait peur ! Hob dans un film d’horreur, ça ferait pas tâche. Enfin, toujours est-il qu’il est sournois et pas si contrôlé par ses pulsions (cf. premier chapitre) que le croient certains personnages. La magie plane dans l’air et ça ajoute une dimension fascinante à l’intrigue.

Mais le must, le MUST, c’est l’arène de Gindeen ! Autour de quoi tout s’articule, autour de quoi tout se joue ! La hiérarchisation des arènes, les différents types de combattants, les partenaires de combat inhumains oh combien intriguant, les explications données par Tyron lorsqu’il forme Leif… tout est captivant, palpitant, passionnant ! Je n’ai pas trouvé ça rébarbatif et long comme dans certains premiers tomes; là tout est dosé à la perfection.
L’auteur est extrêmement adroit pour nous titiller, nous donner envie de savoir certains détails qui ne sont pas encore donnés : il y a quoi derrière le mur ? Quand est-ce que l’on verra cette nouvelle race ? Que s’est-il vraiment passé pour qu’on en arrive à cette situation ? Etc. etc. On entend parler de tout ça mais sans plus de détails. Bien sur, j’ai du flair et j’anticipe certaines évolutions – comme vous, vous verrez ! – mais je veux savoir. Et cette capacité à donner envie fait que je conseille presque toujours Delaney aux jeunes lecteurs !

Le seul point que j’aurais à reprocher à l’auteur c’est d’avoir voulu insérer une pseudo histoire d’amour (à sens unique d’ailleurs) entre Leif et le personnage féminin de l’histoire, forte en tête, manipulatrice et séductrice. C’est souvent le même schéma (cf. Alice de l’Epouvanteur). J’ai trouvé le filon un peu gros et le fait que le héros tombe amoureux aussi vite, assez exagéré. Il aurait pu s’en passer selon moi.

Tout ça pour vous dire : jetez-vous sur ce livre ! Delaney s’assure de nous alpaguer avec un monde intriguant qu’il nous dévoile selon ses envies, distillant envie et frustration à la perfection. Cette façon de mélanger le thème des gladiateurs romains à de la science-fiction et à de la fantasy est assez originale pour souffler un p’tit vent de nouveauté dans le genre du young adult. Chaque détail est là pour nous faire spéculer : le mur infranchissable, les machines à intelligence artificielle qu’on a pas encore vu, les fascinants partenaires de combat des guerriers de l’Arène 13, les méchants tel que Hob dont on ne sait pas encore la motivation, et plus encore ! En plus de cela, l’auteur nous fait continuer notre lecture avec un héros avide de vengeance mais plein de fraîcheur et parfois de naïveté. De nouveau, avec sa série Arena 13, Joseph Delaney nous sert sur un plateau une dystopie passionnante et très bien ficelée ! A lire d’urgence !

Infos pratiques :
Arena 13tome 1 de Joseph Delaney
Paru le 4 juin 2015 – s
érie en cours
Young-Adult / dystopie / fantasy / science-fiction
Prix : 15.90 euros
Note : 18/20
Autre série : L’Epouvanteur (13 tomes)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *