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14-14 : un roman jeunesse magistral !

Je n’ai pas pour habitude de lire des romans traitant de la guerre, que ce soit celle de 14-18 ou celle de 39-45; je suis même très réticente. Pas que le sujet ne m’intéresse pas, au contraire les livres d’histoire sur le sujet me plaisent énormément, mais en roman – jeunesse qui plus est -, il faut vraiment la panoplie pour me captiver et me conquérir !

C’est donc avec une certaine appréhension que j’ai acheté ce livre lors de la #Grosse OP de Bragelonne. J’avais remarqué sa notoriété en librairie lorsqu’il est sortit et voyant cette promotion, je me suis lancée. Je n’avais aucune idée de comment ça allait se goupiller (j’avais oublié le résumé…) seulement que ça parlait de la guerre et que deux enfants d’époque différente arrivaient à correspondre et à devenir amis.

À l’aube de la Grande Guerre…
Adrien et Hadrien ont treize ans et habitent tous les deux en Picardie. Ils ont les mêmes préoccupations : l’école, la famille, les filles…
Une seule chose les sépare : Adrien vit en 2014 et Hadrien en 1914. Grâce à une boîte aux lettres mystérieuse, les deux adolescents vont s’échanger du courrier et devenir amis.
Mais la Grande Guerre est sur le point d’éclater pour Hadrien et leur correspondance pourrait bien s’interrompre de façon dramatique…

Et j’ai lu, j’ai lu tout d’un coup, en une soirée pour finir complètement bouleversée au terme de ma lecture ! Mince mais quelle histoire… ! Ce fut un coup de cœur magistral ! J’ai adoré absolument tout ! En commençant par l’écriture des deux auteurs; je n’avais pas capté que c’était écrit par deux personnes, chacun s’occupant d’un personnage. Il m’a fallu attendre la page de remerciement pour m’en rendre compte et voir qui était le « père » de qui. Cette osmose, cette complémentarité dans l’écriture, c’est vraiment hallucinant ! Et en même temps je me rends compte de leur différence, de ces petits moments où je me faisais la réflexion que l’auteur avait une personnalité double 😀 ! Paul Beorn et Silène Edgar se complètent l’un l’autre et c’est tout bonnement magique !

J’ai adoré le rendu des émotions : tout en justesse, ni trop ni moins; on est attendri par leur courage, tempéré par leur fragilité d’adolescent. Énervé par cette rébellion, ce découragement qu’on a tous à cet âge-là lorsque quelque chose s’avère difficile et douloureux. Je me suis identifiée à eux malgré le fait que j’ai 24 ans 🙂 ; et j’imagine ce que doivent ressentir les jeunes lecteurs en lisant les lettres d’Adrien et d’Hadrien ! Bien sur on est plus proche de l’époque d’Adrien, en 2014, mais rien ne fait barrière aux émotions car elles se sont les mêmes situations qui se répètent à travers les siècles : l’amour, la famille, les amis, l’école etc.

Et tout a été rendu possible par la magie ! Oh c’est une magie qui n’est seulement qu’esquissée mais elle est la base de tout et elle a rendu cette échange épistolaire moins morne, plein de vie et plein de mystères ! Et elle a rendu possible cette correspondance entre deux personnages à couper à couper le souffle !

Hadrien et Adrien. Des prénoms si semblables et en même temps des personnalités si différentes. Forts et fragiles, sérieux et frivoles, libres et emprisonnés comme on pense l’être à l’adolescence. Ces deux personnages m’ont énormément touché ! Chacun souffrant des affres de l’adolescence : l’amour – ah l’amour ! Si grand, doux et poétique dans ce roman -, la question du physique et de la position sociale dont découlent le regard des autres, les disputes avec les parents pour quelque chose ou pour plus d’indépendance, une envie de liberté, l’école et ses échecs et j’en passe – on souffre beaucoup quand on est jeune hein ? 😉 A la lecture de leurs déboires, j’étais remuée, chamboulée, touchée et j’en passe !

Et puis en plus, j’ai révisé mes cours d’histoire :). J’ai redécouvert sous un autre jour cette époque de la Grande Guerre, et plus particulièrement les prémisses de la guerre – l’avant-guerre ! La vie d’avant : l’école et le brevet de réussite à la fin du collège, les bourses octroyées pour intégrer le lycée, les conditions médicales du XXe siècle et les conséquences désastreuses de la guerre sur les familles et le pays. Ces « révisions » d’un autre genre ont été agrémentées d’images de l’époque que l’on retrouve à chaque fin de chapitres, me rappelant mes cours d’histoire du lycée – j’avais les mêmes dans mon manuel. C’est assez gratifiant de voir que je n’ai pas une mémoire de poisson concernant ces cours lointains 😉 !

Certes j’avais imaginé une fin différente pour ce roman, et même si j’ai été légèrement déçue et triste de voir que je n’aurai pas de vrai happy-end, j’ai adoré ce livre de bout en bout. Je compte donc dès à présent suivre ces deux auteurs de près ! 🙂

En résumé, « 14-14 » – pour 1914 et 2014 – fait à jamais partie de mon top 10 des romans jeunesse que je pourrais relire indéfiniment ! Ce fut un coup de cœur magistral pour moi qui n’aime pas les romans traitant de la guerre. Grâce à la magie, j’ai pu découvrir deux garçons bouleversants qui ont su me toucher dans leur amour, dans leur amitié et dans leurs rapports avec les autres, chacun à une époque différente. Avec une plume magique à souhaits, Paul Beorn et Silène Edgar m’ont fait passer une soirée extraordinaire en me contant les affres de l’adolescence, sujet qui ne rencontre aucune barrière temporelle !

14-14_infos

Fatima.

9 réflexions au sujet de « 14-14 : un roman jeunesse magistral ! »

  1. Très belle chronique. Au départ, comme toi, il me tentait moyen… mais j’ai sauté sur l’occasion quand je l’ai vu durant la grosse OP (le samedi car j’avais résisté à la première fournée^^), maintenant j’espère le lire cet été car tu l’as tellement bien vendu ! 🙂

  2. T’es vachement emballée !! Je suis pas trop roman de guerre (ouais je suis trop sensible) mais en même temps, là, ta chronique donne vraiment envie ! Je vais voir si il est dans ma bibli ! ^.^

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